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Information Générale

L’Île-du-Prince-Édouard ou l’Î.-P.-É. (en anglais: Prince Edward Island ou PEI, en gaélique écossais: Eilean a’ Phrionnsa, en micmac: Epekwitk (Francis-Smith)) est la plus petite des provinces du Canada en superficie et en population. En 1864, l’Île-du-Prince-Édouard a accueilli la conférence qui a mené aux Articles de Confédération et à la création du Canada en 1867. Néanmoins, l’Î.-P.-É. n’est devenue une province canadienne qu’en 1873. Au recensement de 2006, on y a dénombré une population de 135 851 habitants. Avec 24 habitants par kilomètre carré, c’est la province la plus densément peuplée.

Étymologie

Les Micmacs ont nommé l’île Epekwitk, ce qui signifie « berceau sur les vagues » dans leur langue. Elle fut renommée Isle Saint-Jean vers le XVIIe siècle, alors que l’île faisait partie de la Nouvelle-France. L’île, cédée au Royaume-Uni en 1759, est renommée l’île du Prince-Édouard en 1798 pour la distinguer d’autres lieux du même nom sur la côte atlantique, tels que Saint-Jean au Nouveau-Brunswick, et Saint-Jean, la capitale de Terre-Neuve-et-Labrador. Ce nom est en l’honneur du fils du roi Georges III, le prince Édouard (Edward Augustus, duc de Kent et Strathearn) (1767 – 1820), qui commandait alors les troupes à Halifax.

Le nom anglais de la province est Prince Edward Island. En gaélique écossais, son nom est Eilean a’ Phrionnsa (Île du Prince) ou Eilean Eòin (Île de Jean), en référence à l’ancien nom français. Selon les règles de la typographie, on écrit île du Prince-Édouard pour l’île, et Île-du-Prince-Édouard pour la province.

Ses habitants la nomment tout simplement « l’île » mais elle est aussi surnommée le « jardin du Golfe », la « ferme d’un million d’hectares », le « berceau de la Confédération » ou l’« île aux patates ».

Géographie

La province occupe la totalité de l’île du même nom ainsi que quelques îles mineures. L’Île-du-Prince-Édouard est bordée au nord par le golfe du Saint-Laurent et sur les autres côtés par le détroit de Northumberland, ce dernier séparant la province du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse. L’île a la forme générale d’un croissant, mesurant 224 kilomètres de long mais dont la largeur varie entre 4 et 60 kilomètres. D’une superficie de 5 683,91 km2, la province est la plus petite du Canada, sa superficie ne représente en fait que 0,1% de celle du pays. À titre de comparaison, la province est légèrement plus petite que le Brunei, le 161e pays le plus grand du monde.

Le point culminant de l’Île est une butte sans nom du comté de Queens, à 142 mètres d’altitude. En fait, le relief est plat à l’est mais vallonné au centre et même d’aspect montagneux à l’ouest. Le littoral est fortement influencé par les marées. Sur la côte nord, les longues dunes de sables attirent les touristes tout en rendant parfois difficile l’accès aux ports de pêche.

Le sol est composé de sable et d’argile, avec quelques affleurements de roches sédimentaires, en général du grès ou du schiste argileux. Le sol de l’île a une couleur brun-rouge caractéristique, dû à sa forte concentration en oxyde de fer.

Le climat de l’Île-du-Prince-Édouard est humide et doux. Il ne fait jamais très chaud, et parfois froid. Le temps est nuageux mais il y a peu de brouillard. Il pleut beaucoup et il fait très venteux. L’île est très exposée aux tempêtes.

La forêt recouvre 50% de la superficie mais la forêt primaire, surtout constituée d’épinette, de sapin baumier et d’érable rouge, occupe seulement 290 000 hectares. Trois siècles de colonisation, auxquels s’ajoutent les maladies et les feux de forêts, ont presque fait disparaître la forêt, qui était constituée de hêtre, de bouleau jaune, d’érable, de chêne et de pin blanc d’Amérique.

L’île du Prince-Édouard a une faune très variée composée entre autres de castors, rats musqués, visons d’Amérique, renards roux, écureuils, lièvres d’Amérique, moufettes rayées, coyotes, chevreuils, orignaux et ours noirs. Le territoire est également riche en espèces marines.

La conservation de l’environnement est devenue un enjeu important. L’enlèvement des haies, le recours aux engrais chimiques, la mécanisation et la surproduction agricole en général causent une érosion importante des terres arables, qui cause de plus l’ensablement des ports et cours d’eau. Quelques reboisements ont toutefois été effectués.

Histoire

L’île est habitée pour la première fois il y a environ 10 000 ans. Ces pionniers seraient venus par un isthme aujourd’hui recouvert par le détroit de Northumberland. Il semble que l’île fut ensuite constamment habitée et que la chasse et la pêche donnait lieu à des migrations saisonnières. Les Micmacs arrivèrent sur l’île il y a environ 2000 ans.

Les pêcheurs basques fréquentent l’île dès le XIIIe siècle mais ne s’y établissent pas de façon permanente. Aucune trace ne subsiste de leur présence[1]. En 1534, Jacques Cartier est le premier explorateur européen à annoncer l’existence de l’île, qu’il décrit comme « la terre la plus belle que l’on puisse imaginer ».

Nicolas Denys obtient la concession de l’île, appelée île Saint-Jean à l’époque, vers 1653 mais il s’occupe uniquement des pêcheries et ne laisse après lui aucun établissement dans l’île. La France ne la colonise qu’après les traités d’Utrecht (1713). En 1719, une nouvelle concession de l’île et celle de Miscou est faite à un comte nommé Saint-Pierre qui envoie un groupe de colons l’année suivante. Un recensement en 1735 donne un total de 81 familles établies dans l’île. La colonie était dépendante de l’Île Royale. En 1748, il y avait 700 habitants. Après la déportation des Acadiens en 1755, 5000 habitants étaient sur l’île. Les Anglais forcèrent tous les habitants a quitter sauf quelques centaines. Ceci même avant le traité de Paris en 1763.Plusieurs furent déportés en 1758 sous le commandement du Colonel Andrew Rollo sous les ordres du Général Anglais Jeffery Amherst pour capturé l’île. Après avoir quitté l’île, trois cents soixante moururent lorsque le navire Duke William coula avec deux autres navires, le Violet (280 moururent) et le Ruby (213 moururent) le 13 décembre 1758, en route de Île St.-Jean vers la France.

La colonie est rebaptisée Island of Saint John. La population grossit de 4000 en 1798 à 62000 en 1850. En 1799, la colonie prit le nom de l’Île-du-Prince-Édouard, en honneur du fils du Roi George III, qui évoluait pour l’armée Anglaise à Halifax à l’époque.

La conférence de Charlottetown en 1864 fut le début des pourparlers pour l’union des colonies. Les gens de l’île n’était guère intéressés en faire partie. Mais une dette massive causée par la construction d’un chemin de fer d’un bout à l’autre de la colonie les força à se joindre au Canada en 1873.

En 1987, une centaine de personnes tombent malades et deux meurent après avoir consommé des mollusques et crustacés contaminés à l’acide domoïque provenant de l’Île. L’industrie de la pêche s’effondre. De plus, la morue n’est plus pêchée après le moratoire de 1992.

En 1987, le débat sur la construction d’un lien fixe, un pont ou un tunnel, avec le continent refait surface. L’année suivante, le premier-ministre Robert Ghiz organise un référendum, où seulement 59% de la population se montre favorable à un pont. Le pont de la Confédération, dont les travaux ont débuté en 1994, est inauguré en 1997. Le Canadien National cesse quant à lui l’exploitation du chemin de fer en 1990, malgré les vives protestations des agriculteurs.

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