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Information Générale

L’Ontario est la plus peuplée des provinces du Canada. Elle se trouve dans le centre-est du pays. Sa métropole est Toronto, qui est également la plus grande ville du Canada. Ottawa, la capitale du pays, se trouve aussi en Ontario. Sa population (2008) est de 12 891 787 personnes (Ontariens) et sa superficie est de 1 076 395 km2.L’Ontario est la deuxième plus grande province canadienne après le Québec. L’origine du mot ontario vient de la langue huronne dans laquelle il signifie « belle eau scintillante ».

Histoire

Avant l’arrivée des Européens, la région était habitée par les peuples algonquiens (les Saulteux, les Cris et les Algonquins) et iroquoïens (les Iroquois, les Hurons et les Neutres).

L’explorateur français Étienne Brûlé explora une partie de la région de la baie Georgienne de 1610 à 1612. L’explorateur anglais Henry Hudson navigua sur la baie d’Hudson et la baie James en 1611, ce qui permit à l’Angleterre de revendiquer les alentours, tandis que Samuel de Champlain atteignit le lac Huron en 1615 et les missionnaires français commencèrent à établir des missions aux abords des Grands Lacs. La colonisation française fut entravée par les hostilités avec les Iroquois, qui s’allièrent plus tard aux Anglais.

La Grande-Bretagne établit des comptoirs à la baie d’Hudson vers la fin du XVIIe siècle, commençant une lutte pour la domination de l’Ontario. Le traité de Paris, en 1763, mit fin à la guerre de Sept Ans en cédant presque tout l’empire français en Amérique (la Nouvelle-France) aux Britanniques. La région aujourd’hui appelée Ontario fut annexée au Québec en 1774. Suite à la guerre d’indépendance américaine, plusieurs colons américains demeurés loyaux, loyalistes à la couronne britannique vont immigrer dans la province de Québec. Ces derniers, désirant vivre selon les coutumes britanniques vont revendiquer des amendements à l’Acte de Québec de 1774. La loi constitutionnelle de 1791 scinda le Québec en deux parties, les Canadas :

 

  • le Haut-Canada, à l’ouest de la rivière des Outaouais, fonctionnant selon les coutumes britanniques et,
  • le Bas-Canada, à l’est poursuivant avec les particularité de l’Acte de Québec tout en instaurant le système parlementaire britannique.

Les troupes américaines de la guerre de 1812 incendièrent Toronto en 1813. Après la guerre, beaucoup d’immigrants britanniques vinrent s’installer en Haut-Canada, et commencèrent à s’irriter contre l’aristocratique Family Compact qui gouvernait la région, de même que la Clique du Château gouvernait au Bas-Canada. Alors, la rébellion en faveur du gouvernement responsable se leva aux deux régions, sous Louis-Joseph Papineau par les Patriotes canadiens-français au Bas-Canada, et sous William Lyon Mackenzie au Haut-Canada par les « Patriots » écossais.

Bien que les deux rébellions fussent écrasées, le gouvernement britannique envoya lord Durham pour enquêter sur les causes des émeutes. Il recommanda l’octroi d’autonomie politique et la refusion des colonies afin d’assimiler les Canadiens, (le terme canadien-français va apparaître plus tard car les anglophones se considéraient encore comme des Anglais), en leur rendant impossible une majorité en chambre par la fusion des deux assemblées législatives. Les deux colonies furent alors fusionnées, par l’Acte d’Union, dans la Province du Canada-uni en 1840, avec l’Ontario sous le nom de Canada-Ouest. Le gouvernement parlementaire autonome fut octroyé en 1848.

Craignant une possible agression américaine causée par la fin de la guerre de Sécession et les idées expansionniste de certains dirigeants américains mais aussi à cause à cause de l’instabilité politique dans la colonie et le besoin de créer un marché intérieur à la suite du non renouvellement du traité de réciprocité avec les États-Unis (1854-1864), le Canada-uni, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse décidèrent de fusionner dans la fédération (nommée à tort confédération) en 1867. Le conflit soutenu entre les deux parties de la Province du Canada causa leur séparation : elles entrèrent elles aussi dans la fédération comme deux provinces distinctes, l’Ontario et le Québec.

À la fin du XIXe siècle la partie du nord-ouest fut attribuée à l’Ontario, mais il y reste un fort courant séparatiste qui voudrait qu’elle soit rattachée au Manitoba.

Commençant avec la construction du chemin de fer transcontinental à travers les Grandes plaines jusqu’à la Colombie-Britannique, l’industrie ontarienne connut un grand essor. L’exploitation minière commença au début du XXe siècle. Le mouvement nationaliste au Québec poussa plusieurs sociétés commerciales à migrer vers l’Ontario. Toronto remplaça alors Montréal comme Métropole et Centre économique du Canada.

Les partis politiques provinciaux principaux sont les progressistes-conservateurs, les libéraux, et les néo-démocrates. Les droitistes progressistes-conservateurs de Mike Harris détrônèrent les gauchistes néo-démocrates en 1995 ; le gouvernement Harris mit en œuvre un programme néolibéral de coupures dans les dépenses sociales et d’abaissement des taxes (la « Révolution du bon sens »). Cette politique équilibra le budget mais fut dénoncée pour avoir entraîné une hausse de la souffrance et de la pauvreté, surtout à Toronto. En particulier, les critiques de ce gouvernement blâment les coupures au ministère de l’Environnement pour son manque de surveillance, responsable de la « tragédie de Walkerton », une épidémie d’E. coli causée par l’eau contaminée à Walkerton, qui causa plusieurs morts et maladies en mai 2000. Harris quitta son poste en 2002 et fut remplacé par Ernie Eves. Les Conservateurs furent défaits l’année suivante par le Parti libéral aux élections de 2003. Le chef de ce parti, le premier ministre actuel, est Dalton McGuinty. Il fut réélu en 2006.

Géographie

L’Ontario est bordé au nord par la baie d’Hudson, à l’est par le Québec, à l’ouest par le Manitoba et au sud par les États américains du Minnesota, Michigan, Ohio, Pennsylvanie, et New York. La plus grande partie de la frontière américaine se trouve dans les quatre Grands Lacs limitrophes : le lac Supérieur, le lac Huron (incluant la baie Georgienne), le lac Érié et le lac Ontario, qui donna à la province son nom ; ainsi que dans le fleuve Saint-Laurent.

La métropole est Toronto et sa capitale est ottawa, le composant principal de la conurbation dite le « Golden Horseshoe » (le Croissant d’or) autour de l’extrémité ouest du lac Ontario. La capitale du pays, Ottawa, se trouve à l’extrême est de la province, sur la rivière des Outaouais, qui constitue la plus grande partie de la frontière québécoise.

La ville de Niagara Falls et les chutes Niagara se trouvent sur la frontière new-yorkaise, près de Buffalo (New York, États-Unis).

La province est constituée de trois régions géographiques principales : le Bouclier canadien aux portions occidentale et centrale, une région majoritairement infertile, riche en minéraux et parsemée de lacs et de rivières ; la basse-terre de la baie d’Hudson au nord-est, principalement marécageuse et boisée ; et la région la plus populeuse (90 %) et tempérée, la vallée des Grands-Lacs et du Saint-Laurent, au sud-est. L’industrie et l’agriculture se concentrent dans cette région, avec son accès à l’océan Atlantique assuré par la voie maritime du Saint-Laurent. L’immigration depuis tous azimuts, surtout vers Toronto et ses banlieues, est en train de diversifier rapidement la composition ethnique de la province.

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